lifestyle

PROFESSION : AP ! (auxiliaire de puériculture)

auxiliaire-de-puericulture-enfant-bebe-baby-tee-shirts-t-shirt-premium-femme

Cette semaine, pour mon article du dimanche, j’avais envie de revenir sur mon parcours professionnel et pourquoi je fais ce métier.

***

Comme vous pouvez le lire dans la présentation du blog, je suis auxiliaire de puériculture. Mais qu’est-ce donc que cette profession ?

« Dans une maternité ou un centre hospitalier, l’auxiliaire de puériculture donne les soins courants aux nouveaux-nés. Elle surveille la courbe de poids et la température, s’occupe de la toilette, prépare les biberons, assure la propreté de la chambre et du matériel. C’est elle aussi qui « initie » les mamans aux soins des tout-petits.

Dans un centre de protection maternelle et infantile (PMI), elle accueille les futures mères et les jeunes mamans avec leur bébé. Elle assiste aux consultations, gère les dossiers et effectue, avec la puéricultrice, des visites dans les familles pour conseiller les mamans.

Dans une crèche ou une halte-garderie, l’auxiliaire suit le rythme des enfants. Elle veille à leur hygiène et leur alimentation, apprend progressivement l’autonomie aux plus grands. Lui incombe également l’organisation de jeux et d’activités d’éveil, qui facilitent la socialisation de l’enfant avant son entrée à l’école »

J’ai trouvé cet extrait sur le site Studyrama. J’ai envie de nuancer un peu les propos :

– D’abord, les auxiliaires de puériculture n’aident pas QUE les mamans mais les parents de manière générale. Que ce soit en maternité ou en PMI, les papas aussi sont bien sûr concernés par tous les conseils donnés.

– Ensuite, en ce qui concerne les missions en crèche, j’aurai tendance à dire qu’au lieu « d’apprendre l’autonomie », on accompagne les acquisitions de chaque enfant suivant leur rythme, ce qui n’est, pour moi, pas tout à fait la même chose.

La formation est dispensée par des écoles spécialisées auxquelles on accède par concours (sur le même principe que pour entrer en école d’aide-soignant ou d’infirmière). Aucun diplôme n’est requis pour être admissible, il faut juste être âgé(e) de 17 ans minimum. Elle dure 10 mois et alterne semaines de cours (en 8 modules) et semaines de stages (6 au total) permettant de découvrir plusieurs services dans lesquels une AP peut être amenée à travailler.

Il ne faut pas confondre auxiliaire de puériculture et puéricultrice. Une puéricultrice est une infirmière ou une sage-femme qui a fait une année de formation supplémentaire en école de puéricultrice (accessible par concours).

***

halte-garderie2

Comment suis-je devenue « AP» ?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré m’occuper de tout-petits. Je suis la petite dernière de la fratrie mais ma mère était assistante maternelle jusqu’à mes 7/8 ans. Je pense que ça a du pas mal m’influencer, l’air de rien. N’ayant ni petit frère ou petite sœur, mais étant l’une des plus grandes chez les cousins/cousines, j’étais toujours à m’occuper d’eux : leur donner à manger, pousser les poussettes (allez savoir pourquoi, j’adorais ça !)… Jouer à la petite maman en somme !

J’ai longtemps voulu travailler auprès de jeunes enfants, en crèche, et puis finalement, une fois arrivée au collège, je n’en étais plus très sûre. J’entendais beaucoup autour de moi dire que c’était une profession épuisante, que c’était dur physiquement et que, quitte à m’occuper d’enfants, je m’occuperai des miens. Et j’ai fini par en être convaincue et à voguer vers d’autres rêves !

Une fois au lycée j’ai complètement laissé cette idée de côté. J’avais d’autres idées en tête, d’autres envies professionnelles. Je rêvais d’international, d’être bilingue, de parler anglais. Alors, une fois mon bac ES en poche, je me suis dirigée vers un BTS dans le commerce international, pour freiner des quatre fers au bout de quelques semaines. Ça n’était pas du tout fait pour moi, je ne m’y reconnaissais pas du tout. J’ai tout arrêté pour prendre le temps de réfléchir à un vrai projet professionnel qui me ressemblait. J’ai tenté 2/3 trucs et puis, finalement, à force de réflexion et de recherches, le travail auprès de jeunes enfants est redevenu une évidence.

Après une année en prépa pour me mettre à niveau (en biologie notamment) et faire des stages, puis deux années à tenter les concours (les places sont chères !), j’ai été prise à l’école de Bullion, dans les Yvelines, en septembre 2007. Je ne voulais pas vraiment y aller, elle me paraissait loin de tout, en pleine vallée de Chevreuse, mais j’ai finalement adoré. L’accompagnement des formatrices était top, elles faisaient tout pour nous aider à réussir. Les divers stages m’ont aidé à affiner mon projet et c’est vraiment en crèche que je me suis sentie à l’aise. J’étais dans mon élément et ne me voyais plus faire autre chose.

J’ai eu mon diplôme en juillet 2008 et j’ai commencé à travailler en temps que « professionnelle » deux ou trois semaines plus tard. J’ai enchaîné plusieurs longs remplacements pendant deux ans, sur différentes structures et je suis depuis presque 7 ans maintenant sur la même crèche.

***

1474449284124_cr_che

Pourquoi j’aime ce métier ?

Je me souviens d’une réflexion qu’une de mes grands-mères m’avait faite quelques jours après l’obtention officielle de mon diplôme. Elle n’avait pas compris pourquoi j’avais voulu faire autre chose que travailler auprès des enfants. J’ai su ce jour-là que j’avais fait le bon choix.

9 ans plus tard, j’en suis toujours convaincue. Alors oui, je ne cache pas que c’est un métier qui demande beaucoup d’énergie, qui sollicite beaucoup le corps (coucou le mal de dos !) La patience est aussi régulièrement mise à rude épreuve. C’est clairement ce qu’on appelle un métier de « passion ». On ne le choisit pas par hasard, on n’y débarque pas parce qu’on ne savait pas quoi faire d’autre sinon ça devient vite compliqué. Je ne pense pas qu’on puisse exercer ce métier longtemps sans passion.

Alors oui, c’est difficile, parfois, mais c’est aussi et surtout tellement enrichissant. Ce que j’aime dans mon métier, c’est de voir les enfants grandir, évoluer, s’affirmer. Certains arrivent âgées de quelques mois et restent à la crèche jusqu’à leur entrée à l’école. Il se crée alors un vrai lien avec eux. On voit leurs premiers pas, on entend leurs premiers mots, on observe les affinités entre les enfants se créer, les complicités s’établir. On découvre aussi les stratégies qu’ils sont capables de mettre en place pour obtenir ce qu’ils veulent (attraper un jeu un peu en hauteur par exemple) et on se rend compte que déjà tous petits, ils sont malins !

Ce que j’aime aussi, c’est que l’enfant est vrai. Il ne triche pas, ses émotions sont réelles, elles ne sont pas feintes. Quand on voit le monde qui nous entoure, je trouve que ça fait du bien d’être entourée d’innocence et de spontanéité. Il n’y a rien de plus beau que le fou-rire d’un enfant. C’est tellement rafraîchissant. Et puis, parfois, les jours où il est plus difficile de trouver de la motivation, qu’est-ce que c’est chouette d’avoir sa dose de câlins (j’avoue) !

Il y aussi les relations avec les familles qui sont intéressantes. Là encore, des liens se créent. Au fil de temps on peut être amené à avoir des fratries. On voit les grands partir à l’école et les petits prendre le relais. Il existe parfois une vraie reconnaissance des familles et dans ces cas-là, je suis fière de faire ce métier (enfin, pas que dans ces cas-là !)

Et puis, en dehors de « simplement » s’occuper des enfants, j’ai la chance d’exercer ma profession dans une structure où des projets se mettent en place. Où l’on a de nombreuses réunions qui nous permettent de penser notre façon de travailler, de ne pas être dans l’automatisme mais aussi et surtout dans la réflexion sur nos pratiques. On ne fait pas pour faire. On fait parce qu’il y a une raison, parce que l’intérêt de l’enfant est au centre. Ça n’est pas toujours simple, il faut composer avec certaines contraintes, mais on essaye de faire au mieux.

Il y a aussi l’accueil régulier de stagiaires de formations diverses. Quoi de plus intéressant que de transmettre nos savoirs, de partager nos expériences et que de voir en retour l’implication des élèves que l’on peut encadrer.

***

jeux_enfants_pralin_praline

Et l’avenir ?

Même si je suis heureuse dans ma profession et que je ne me vois pour l’instant pas faire autre chose, il n’est pas dit que j’exerce ce métier jusqu’au bout. Notamment pour des raisons de santé (dont j’ai parlé ici), je ne sais pas si, physiquement, je serai en mesure de tenir encore de très nombreuses années, je crains que mon corps finisse par me dire stop.

Je me questionne aussi sur la possibilité d’un jour peut-être faire une VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) pour obtenir le diplôme d’Educatrice de Jeunes Enfants. C’est dans un coin de ma tête, je ne suis pas nécessairement persuadée d’être pour l’instant prête ou d’en avoir les capacités mais je me laisse le temps de gagner encore en expérience et envisager, si la question se pose un jour, de modifier mon projet professionnel tout en restant en lien avec le monde de la petite enfance.

E.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s