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Mais où est donc passé Albert ?

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J’avais prévu d’écrire cet article il y a deux semaines mais les vacances sont passées par-là entre-temps et il fallait que je me remette cette soirée en tête pour vous en parler.

Il y a trois semaines j’avais écrit un article sur les comédies musicales et j’avais donc prévu de revenir plus en détail sur la dernière vue en date : celle des 3 Mousquetaires.

***

L’histoire :

Avril 1625, le jeune et valeureux d’Artagnan quitte sa Gascogne natale pour tenter d’intégrer la garde rapprochée du Roi Louis XIII et faire fortune à Paris. Dès son arrivée dans la capitale, d’Artagnan provoque bien malgré lui les mousquetaires Athos, Porthos et Aramis en duel. Il heurte l’épaule blessée d’Athos, marche sur la cape de Porthos et compromet malencontreusement Aramis avec un mouchoir aux mauvaises initiales.

Les duels étant interdits par Richelieu, d’Artagnan et les mousquetaires de retrouvent hors la loi ; les gardes en profitent alors pour tenter de venger une vieille rivalité qui les oppose aux trois gentilshommes. Mais contre toute attente, d’Artagnan s’allie aux mousquetaires et de ce combat victorieux naît une amitié inébranlable.

Sur une suggestion de Richelieu, Louis XIII impose à la Reine de porter au prochain bal de la cour les douze ferrets de diamants offert par le Roi. Or, le machiavélique Richelieu sait que la Reine a donné sa précieuse parure en gage d’amour au Duc de Buckingham, avec qui elle entretient une liaison secrète.

Grâce à la complicité de la fidèle lingère de la Reine, Constance, le quator sauve la Reine des manœuvres sournoises de Richelieu et de son agent, la perfide Milady, en se rendant à Londres pour récupérer les ferrets.

Au terme d’un parcours semé d’embûches, d’Artagnan et ses trois accolytes Porthos, Athos et Aramis parviennent à remettre à temps les ferrets à la Reine. Promu lieutenant, d’Artagnan et les trois mousquetaires réussissent à préserver l’honneur du royaume, portés par leur unique crédo : « Un pour tous, tous pour un ! ». 

Distribution :

Brahim Zaibat : Athos

David Ban : Pothos

Damien Sargue : Aramis

Olivier Dion : D’Artagnan

Emji : Milady de Winter

Victoria Petrosillo : la Reine Anne d’Autriche

Megan Lanquar : Constance Bonacieux

Christophe Héraut : le Cardinal de Richelieu

Golan Yosef : le Duc de Buckingham

Stéphane Metro puis Florian Cléret : le Roi Louis XIII / D’Artagnan père

Antoine Lelandais : Jussac

David-Alexandre Datour puis Régis Truchy : Planchet

(Wikipédia)

*****

Comme beaucoup le savent, il s’agit d’une adaptation du roman d’Alexandre Dumas, Les 3 Mousquetaires.

Je n’ai jamais eu l’occasion de le lire. J’imagine que c’est souvent au cours de sa scolarité que l’on est amené à découvrir cette histoire mais ça n’a pas été mon cas. (Et je ne crois pas que le dessin animé Albert, le 5ème mousquetaire, ça compte ^^!) Souvent, également, quand je sais que je vais aller voir une comédie musicale dans les mois à venir, je me farcis l’album plusieurs fois, histoire de connaître un minimum les chansons. Ça n’a pas été le cas cette année, allez savoir pourquoi ! Je l’ai écouté plusieurs fois mais pas assez pour m’en imprégner ni pour essayer de comprendre le déroulement de l’histoire à travers les paroles. J’étais donc quasiment dans la totale découverte le soir du spectacle, hormis les chansons qui ont pu passer en radio. Et à vrai dire, ça m’a plutôt arrangée : je suis vite prise par l’ambiance, l’univers et forcément, je chante (ahem !) sauf que là, j’avais la voix en vrac depuis plusieurs jours (merci la trachéite), donc ne pas connaître les paroles m’a plutôt épargnée (et a aussi et surtout épargné les oreilles de mes voisins de rangée haha) même si j’avoue que c’était un peu frustrant quand même, si, si !

Tout ça pour dire que la surprise fut bonne ! De base j’apprécie assez facilement ce type de spectacle. L’ambiance s’installe assez vite, l’univers, les jeux de lumière, la mise en scène, les chorégraphies, le nombre de danseurs évoluant autour des chanteurs, les tableaux qui s’enchaînent, la musique, les voix… tout me fascine. Ce qui m’impressionne, dans ce genre de spectacles comme au théâtre, c’est que tout ce petit monde n’a pas le droit à l’erreur. Le live impose que tout soit réglé au millimètre. Pas de faux pas. J’imagine que ça doit forcément arriver parfois, volontairement ou non, ça ne doit en tout cas pas se voir.

Et puis il y a les voix. Je ne suis pas une habituée des concerts. Ceci-dit, quand on choisit d’aller voir un(e) artiste en particulier pour son show à lui (ou elle), on sait à peu près à quoi s’attendre. On est déjà normalement conquis par son talent, par sa voix. Dans un spectacle comme celui-ci, c’est un peu la surprise. On sait tous qu’un son sur un album et un son en live est différent et peut parfois être décevant, soit parce que l’artiste/le groupe chante facilement faux, soit parce que c’est du play-back. Pas de ça ici : les artistes mélangent comédie et chant en live, et ça s’entend, et c’est impressionnant. Mention spéciale d’ailleurs à Victoria Petrosillo qui joue le rôle de la Reine. Elle est scotchante ! Elle jouait déjà dans la comédie musicale Le Roi Soleil mais je ne me souvenais plus qu’elle avait une voix aussi puissante. J’en avais des frissons. Pour Damien Sargue et Olivier Dion, pas de surprises, à force d’entendre leurs titres en radio ou en tv, on sait à quoi s’attendre (ce qui n’enlève rien au fait qu’ils ont de belles voix eux aussi). Sympathique surprise aussi en la personne de Golan Yosef. Pour celles et ceux qui se souviennent, il interprétait le rôle de Dracula dans la comédie musicale du même nom mais avait la particularité de ne pas chanter, seulement de danser, il me semble. Or ici, il chante, et s’en sort plutôt pas mal ! Dans les personnages principaux, seul Brahim Zaibat ne pousse pas la chansonnette mais nous offre quelques acrobaties de son cru plutôt impressionnantes.

Le spectacle Les 3 Mousquetaires est en tout cas un joli mélange de comédie, d’émotions, de moments forts, de moments drôles aussi, de chouettes chorégraphies mais aussi d’acrobaties, parfois aériennes, de mise en scène efficace. On sent une réelle complicité entre les artistes. Feinte ou réelle, on n’y voit que du feu et ça rend le spectacle d’autant plus sympa de voir quelques notes d’humour distillées ça et là (mention spéciale à une scène de chevauchée épique à gros budget !)

Seul petit bémol, j’ai trouvé que les artistes avaient souvent tendance à aller du même côté de la scène (forcément à l’opposé d’où j’étais) et j’ai juste trouvé dommage que leurs déplacements n’aient pas été mieux répartis sur chaque tableau. Mais c’est histoire de pinailler, ça n’enlève rien au reste.

Il ne reste plus que quelques dates il me semble. Je crois que l’aventure se termine à la fin du mois. Pour celles et ceux qui seraient quand même tentés de le voir, bonne nouvelle, il sera diffusé mardi soir prochain (le 13/06), à 21h, sur W9, suivi d’un documentaire sur les 3 années qui ont été nécessaires entre l’écriture du spectacle et sa première représentation, le 29 septembre 2016. Et pour info, la captation du spectacle pour le DVD (qui sera donc diffusée mardi soir) s’est faite au Zénith de Nantes Métropole, le lendemain du jour où j’y suis allée ! La classe, non ? 😉

Je ne sais pas vous, mais je pense que je regarderai 😉

(Ah si, autre bémol, pas d’Albert dans le spectacle, j’étais déception, haha !)

E.

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